Témoignages

Nouveauté ! L’outil inzee.care mis gratuitement à votre disposition en région, intègre désormais toutes les fonctionnalités utiles au télé suivi. Comment ça marche ? Est-ce vraiment efficace ? Retours d’expérience avec Virginie et Yannick, deux IDEL installés en Occitanie

Virginie Di Pane

« inzee.care ? Il s’agissait pour moi d’une première utilisation, mais ce ne sera sûrement pas de la dernière ! »

Infirmière libérale sur le secteur de Saint-Brès / Baillargues, en périphérie de Montpellier (34), Virginie est mobilisée, comme nombre d’entre nous, dans la lutte contre le COVID.

Ainsi, en complément de ses tournées habituelles, elle prend aussi part aux actions du Centre COVID communal qui a été installé dans un gymnase tout proche. C’est en collaborant avec d’autres infirmiers et médecins libéraux du Centre qu’elle a découvert inzee.care et la possibilité, grâce à cet outil, de maintenir ses actions de soin grâce au télésuivi. Elle explique : « Le nom d’inzee.care est survenu quand nous cherchions, tous ensemble, à nous organiser de la façon la plus optimale qui soit. Il a ainsi été décidé d’utiliser cet outil parce que, primo, c’était simple et gratuit et, deuxio, parce qu’il intégrait précisément la possibilité, tout au long des traitements COVID, de suivre via l’appli, nos patients pendant qu’ils ont le plus besoin de nous, mais sans forcément que cela nécessite une visite au domicile ».

Mais comment ça marche ? Dans les faits, les patients rencontrés au Centre et qui sont diagnostiqués COVID19 sont renseignés dans une base de données sécurisée. C’est cette même base inzee.care qui adresse pas mail ou SMS aux IDEL géolocalisés (et qui ont référencé leur typologie de soins proposés) une demande de prise en charge anonymisée intégrant seulement les initiales + le secteur du patient et le soin requis. Le 1er professionnel qui répond valide le soin et reçoit ensuite les infos détaillées, toujours de façon sécurisée. « Pour le télésuivi, l’ordonnance indique clairement le procédé : suivi 1 jour sur 2 pendant telle durée. Idéalement en visio, sinon par téléphone », résumé Virginie, qui perçoit le recours à la technologie comme un nouveau lien avec ses patients, pas comme une barrière.

« S’appeler ainsi, régulièrement et prendre le temps de discuter, ça rassure énormément et ça ne prive pas d’une visite à domicile si le besoin se présente. L’autre avantage, c’est que comme nous sommes à distance, plus besoin pour nous, IDEL, de venir en tenue de « cosmonaute ». Là, on est en tenue de ville, on voit notre visage. On redevient, aux yeux de patients souvent apeurés, plus « humains ». Ils mettent un nom sur un visage. Ca rend la consultation et l’appréciation des critères (respiration, prise de température, etc.) plus fluide. Enfin, en cas de besoins futurs, comme l’appli est ouverte aussi gratuitement aux patients, c’est bien je trouve de savoir qu’en 3 clics ils peuvent avoir un professionnel de santé à leur chevet ou au bout du fil », résume-t-elle.

Yannick Canzian

« Ca simplifie mon quotidien »

Yannick, lui, est infirmier libéral à Toulouse et expérimente depuis 2 ans déjà l’application inzee.care.

Fidèle utilisateur de la plateforme, il a immédiatement mis à jour son profil pour pouvoir être sollicité dans le cadre du télésuivi COVID. « L’avantage, surtout en ce moment où les tournées sont hyper denses, c’est qu’on peut suivre davantage de monde. Sans compter qu’on respecte la distanciation tout en continuant d’assurer le soin à nos patients. C’est plus sûr pour nos patients, comme pour nous », juge-t-il. Lui, suit en ce moment 8 patients via inzee.care avec un télésuivi à J2 et J4, le pic étant directement géré par le médecin, conformément au protocole établi. « Dans l’immense majorité des cas, ça fonctionne très bien. En visio, je peux observer les signes cliniques : respirations, pâleur, interroger le patient sur son ressenti, lui demander s’il transpire, halète, a de la température... Le seul cas où un télésuivi s’est transformé en visite à domicile, c’est parce que le patient était infirme moteur et ne pouvait pas me répondre aisément par téléphone », explique-t-il, indiquant par ailleurs apprécier que les soins soient listés et que chaque demande validée soit assortie de l’ordonnance et du numéro de sécurité sociale : « C’est plus facile pour inventorier les soins et se faire rembourser ensuite », conclut-il.


Pierre-Yves de Kérimel

Directeur de la Clinique des Minimes, structure partenaire de l’URPS depuis octobre 2018.

S’il n’utilise pas en personne l’application, ce responsable d’établissement également Administrateur au sein du GIP e-Santé Occitanie, y a souscrit volontiers pour ses cadres.

« Nous sommes tous soucieux du bon déroulement du retour à domicile de nos patients et de la bonne marche du service. Cette appli permet à la fois d’économiser un temps précieux autrefois consacré à éplucher les pages jaunes à la recherche d’un professionnel de soins disponible, et elle garantit aussi de trouver quelqu’un rapidement et dans le “Gain de temps, la meilleure transmission d’informations, la garantie d’être mis en relation avec un professionnel compétent rapidement… Les avantages sont multiples. C’est très efficace ! Bravo à la représentation des infirmières, décidemment dans l’air du temps ».


Pascal DELUBAC

Président de la nouvelle Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) Occitanie et Directeur général de la clinique Saint-Pierre à Perpignan.

Directeur général de la clinique Saint-Pierre à Perpignan (66)

INTERVIEW

Sept 2018.

Pourquoi avoir signé avec l’URPS une convention visant à recourir à la solution INZEE.CARE ?

J’ai reçu il y a quelques semaines une délégation d’élus de votre URPS, qui souhaitait me présenter cette solution. J’ai immédiatement été convaincu car elle représente, pour le Directeur de clinique que je suis, un double intérêt : tout d’abord, cela allège considérablement le travail de mes responsables de services dans le cadre de la prise en charge des sorties d’hospitalisation. Ensuite, parce que la prestation qui sera offerte est garantie de qualité. Je reconnais avoir pris mon temps avant de signer une convention formelle, mais je souhaitais procéder à des vérifications juridiques de rigueur. C’est chose faite. Cette convention est solide. Nous démarrons donc l’expérience en ce mois d’octobre.

Vous dites avoir été convaincu. Qu’est-ce qui vous a « séduit » ?

La simplicité de l’utilisation. La garantie d’un retour rapide. Le pas en avant que cela représente dans la modernisation de la prise en charge et, plus globalement, dans la télémédecine. Sans compter que l’on optimiser ainsi la couverture du territoire. J’apprécie aussi que, par cet outil, nous échangions directement avec les infirmiers libéraux. Vous savez, votre monde et le nôtre sont finalement très proches et pourtant on se fréquente, mais on échange trop peu. Je pense qu’INZEE.CARE peut contribuer à lever des tabous et à amener vers encore plus de transparence. Et puis, même si cet outil est utile à nous comme à vous, il l’est surtout pour les patients… Et c’était mon premier critère.

Si l’expérience s’avère concluante, envisagez-vous d’élargir cette convention à d’autres établissements ?

Pourquoi s’en priver ? Si ça marche à St-Pierre, on essaiera ensuite sur nos 4 autres établissements sur le département. Et puis, en tant que Président de la FHP d’Occitanie, je tiens à faire remonter des initiatives qui marchent…

Il y a d’autres outils qui peuvent proposer des services assez proches : pourquoi avoir choisi INZEE.CARE ?

Nous avons signé avec l’URPS, pas avec une plateforme informatique. Votre union est sérieuse, solide, engagée. J’ai le sentiment de prendre part à une démarche au service du patient, pas d’une entreprise privée à but uniquement lucratif.