ETAT DES LIEUX DE LA PROFESSION - Enquête n° 2 sur les CPTS

Acteurs du quotidien 01.03.2019
Au sein de votre URPS, La commission de travail « État des lieux de la profession », constituée de 8 élus URPS, mène en continu une grande enquête de terrain auprès des infirmiers libéraux d’Occitanie. Objectif : mieux vous connaître… pour mieux vous représenter.

« Ces enquêtes constituent une source d’informations très riche et donc un outil au service de la profession», explique Pascale Cazaneuve, infirmière libérale et pilote de la commission dédiée à ce projet. « Ce projet présente un caractère statistique, certes, mais aussi sociétal, puisque les données recueillies tout au long du mandat serviront à informer les instances publiques, sanitaires et sociales sur le poids réel de notre profession. Nous qui sommes d’ordinaire habitués à prendre le pouls de nos patients, c’est celui de la profession que nous prenons », complète Jean-François Bouscarain, le président de l’URPS Infirmiers libéraux d’Occitanie.

Les étapes de l’enquête régionale

Alors que des questionnaires interactifs et anonymes vous sont (et seront) transmis à intervalles réguliers, les réponses recueillies lors du premier envoi auront déjà permis de prendre connaissance de vos préférences en matière de thématiques de travail pour la commission « Etat des lieux de la profession ». C’est ainsi que, parmi une dizaine de sujets récurrents, des centres d’intérêt en particulier s’imposent et rythmeront le calendrier des prochains mois (voir encadré).

L’URPS à l’étude 

Place aussi, en filigrane, à l’analyse de vos réponses. En collectant, décortiquant et analysant vos retours à nos diverses questions sur votre exercice, mais aussi sur vos attentes, et vos pratiques au quotidien, la commission s’affaire en effet à réaliser l’état des lieux, à proprement parler, de la profession et de son exercice réel en Occitanie. « On est la permanence des soins, il faut savoir le dire », répètent les huit membres de la commission.

Objectif final

Les indicateurs qui ressortiront, in fine, de l’enquête de terrain permettront de nourrir des études qualitatives et quantitatives sur la profession, d’identifier des actions adéquates et conformes aux priorités identifiées. « Qui écoute-ton parler de nous et de notre travail, à l’heure actuelle ? Je vous le donne en mille : l’Assurance Maladie ! Ne sommes-nous pas pourtant les mieux placé(e)s ? Comme les chiffres ont tendance à être têtus, on comprendra tout l’intérêt qu’il y a, pour nous IDEL, à nous appuyer sur des enquêtes de terrain précises, actuelles et rigoureuses comme celles que nous menons : on ne peut pas se plaindre d’être « invisible » ou de figurer en arrière-plan du système de soin si on ne fait rien pour nous rendre visible », précise Pascale Cazaneuve, concluant son propos par un rappel qui sonne comme une évidence : « Cet état des lieux aiguillera aussi notre travail avec les institutionnels au rang desquels l’Agence Régionale de Santé ».

Les infirmiers, acteurs d’un soin « permanent »

Rappelons que l’ARS, avec qui notre Union a réussi à nouer des liens plus étroits à mesure qu’elle a pris part à des manifestations, études et commissions pluriprofessionnelles, dresse tous les cinq ans, dans le cadre de ses missions régaliennes, un bilan du « paysage santé » de nos régions. Et que les observations recueillies en local alimentent un Projet régional de santé (PRS) dont l’objectif n’est autre que la planification et la programmation des moyens consacrés au système de santé pour les cinq années qui suivent… Et si cette entreprise se définit en cohérence avec la stratégie nationale de santé (et bien sûr dans le respect des lois de financement de la sécurité sociale), le facteur local n’est pas écarté de la réflexion, laissant la place aux conclusions apportées par un état des lieux comme celui que nous menons tout au long de notre mandat en tant qu’élus URPS.

Conclusion : pour être partie prenante de la santé de demain et espérer que toutes nos compétences soient sollicitées à bon escient, affichons nous et mettons nos atouts en avant ! « Nous comptons sur votre contribution collective : vos réponses à nos questions nous permettront en effet de dresser un état des lieux fidèle de la profession à un instant T, mais aussi de suivre et mesurer les évolutions de la profession », conclut Jean-François Bouscarain. On compte sur vous ?

Notre seconde enquête concerne les CPTS : 

Voici ICI le questionnaire que nous vous soumettons aujourd'hui et qui nous permettra notamment vous quantifier en tant qu'acteurs impliqués dans le projet de santé d'une CPTS déjà existante ou désireux de monter un projet et de vous accompagner dans votre démarche.

Notre objectif est de vous rassembler et de vous mobiliser autour de cette question d’actualité brûlante qui pourrait bien modifier en profondeur le paysage de la santé en France.

L’URPS Infirmiers Libéraux d’Occitanie sera rappelons-le présente le 14 mars prochain au Centre Hospitalier de Carcassonne  aux côtés des autres représentants des URPS, de l’ARS et des CPAM, pour porter la parole des infirmiers, rappeler notre rôle moteur dans la réussite de ce dispositif encore peu déployé à l’échelle nationale et mettre l’accent sur les atouts dont nous sommes de dignes représentants : capacité d’adaptation, expertise en matière de coordination, maillage territorial fort.

Ça vous intéresse

Voici, en tant que professionnels de soin, la liste de vos préoccupations*, sur la base des informations recueillies à ce jour à travers nos questionnaires.

  • Clarification des rôles et missions de l’IDEL
  • Nomenclature et champ conventionnel : relation avec les Caisses..
  • Exercice coordonnée : CPTS, MSP, ESP…
  • DASRI et IAS
  • Les prescriptions, notamment l’ordonnance infirmière
  • Répertoire des compétences : formation…
  • Dossier de soin et traçabilité

*liste évolutive et qui ne constitue pas un classement par ordre de priorité, mais un simple référencement des principales réponses récoltées à ce jour.

 

POST-IT !

Un répertoire des compétences infirmières sera aussi constitué. Ainsi nous montrerons combien les Idels se forment et ont des compétences non connues des instances.