QUESTION PRATIQUE

Acteurs du quotidien 01.07.2019
La vaccination, un sujet piquant

Le 26 septembre dernier, un décret et un arrêté parus au Journal Officiel élargissaient le rôle des infirmier(e)s en matière de vaccination antigrippale. Une bonne nouvelle enfuie pourtant sous de multiples polémiques, que les chiffres présentés dans un récent rapport au gouvernement ne risquent pas de faire oublier… (lire la suite)

Ça a commencé avec une bonne nouvelle : celle de l’exception, pour les infirmières et au respect de certaines conditions, d’une prescription médicale ou d’un protocole de soin en cas d’acte de vaccination contre le grippe. La dérogation à cette exigence, introduite en 2008 et améliorée en 2018*, poursuit, il faut le reconnaître, un but louable, celui de  favoriser la vaccination contre la grippe en la rendant plus accessible au public et en accordant (entre autres) aux IDEL une plus grande liberté dans cet acte de santé publique.

Désormais, nous pouvons en effet protéger contre la grippe tout personne majeure pour laquelle le vaccin antigrippal est recommandé dans le calendrier en vigueur, à l’exception toutefois des individus présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure. Rappelons que si la loi nous avait accordé en 2008 le pouvoir de vacciner sans prescription médicale, elle ne  nous permettait jusque là que d’agir auprès des personnes âgées (+ de 65 ans) et malades chroniques, hors première vaccination. « Des limites injustifiées contraignant inutilement les infirmiers », estimait à juste titre Patrick Chamboredon, président de l’Ordre National Infirmier. Une injustice  depuis réparée.

D’une injustice à une autre ?

Mais alors, d’où la polémique concernant la vaccination antigrippale est-elle née ? (Lire l’intégralité de notre enquête + participer à notre quizz VRAI/FAUX dans ILOMAG n°9  / page 28)