Elle témoigne

Emilie Bout-Delclos

IDEL depuis 2009 – Perpignan

« J’ai été victime d’un accident de la route alors que j’effectuais une tournée. Arrêtée à un feu rouge, le véhicule derrière moi avait à son bord, un jeune conducteur qui a confondu le frein et l’accélérateur. Il m’a donc percutée assez violemment. Choquée, mais pas blessée de façon visible, je suis sortie pour le rassurer. Il paniquait, venait d’avoir son permis et semblait désemparé. Trop occupée à le réconforter, puis à établir le constat, je n’ai pas trop prêté attention à la douleur qui me gagnait au niveau des cervicales. Je l’ai malgré tout signalée sur mon constat. Suite à cela, j’ai tenté de poursuivre ma tournée du jour. Mais la douleur grandissait à tel point que j’ai fini aux urgences, le soir-même, pour en ressortir avec un collier cervical et 6 semaines d’arrêt. J’ai entamé, en toute logique, les démarches auprès de mon assurance et de la CPAM pour réclamer les remboursements, indemnités et prise en charge légaux. Concernant mes indemnités journalières, il n’y a pas eu de frein particulier. Tout s’est bien passé. Concernant les frais de santé, par contre, la CPAM refusait d’intervenir car je n’avais pas souscrit d’AVAT. Et l’hôpital m’indiquait dans la foulée ne pas avoir été remboursé. J’ignorais alors de quoi on me parlait. Rien n’y a fait, il m’a fallu régler moi-même les urgences, le scanner, la minerve, les antalgiques, les trois séances d’ostéopathe… J’ai pu obtenir un remboursement cependant, mais uniquement par le biais de mon assurance privée et personnelle, car il s’agissait d’un accident de la route. Je m’estime encore chanceuse dans mon malheur car combien cela aurait-il coûté si cela avait été plus grave, plus long à guérir, ou mortel ? Depuis, je suis devenue très vigilante. J’ai même pris pour habitude de faire revoir mon contrat de prévoyance chaque année et de signaler à mon assureur mon dernier chiffre d’affaires. Car le montant des indemnités journalières est aussi calculé sur la base des informations renseignées. Or, la référence que j’avais fournie correspondait à ma première année, celle de mes débuts. Et donc pas la plus avantageuse. Je recommande vraiment à chacun de s’intéresser de près à ces deux aspects de notre protection : les frais de santé d’une part et les indemnités, de l’autre. Aussi, en cas d’accident de la route comme moi, mentionnez la moindre douleur sur le constat. ça peut servir ! »

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