Validée par le Conseil constitutionnel avec quelques réserves, la loi relative au droit à l'aide à mourir promulguée le 18 août 2026 et publiée le lendemain au Journal officiel, reconnaît désormais légalement la possibilité pour les adultes atteints d'une maladie grave, incurable et engageant leur pronostic vital, de demander à provoquer leur décès à l'aide d'une substance létale.
5 Critères cumulatifs d'éligibilité :
La demande est examinée sous un délai maximal de quinze jours par un médecin dans le cadre d'une procédure collégiale ; si la personne répond aux critères, elle doit confirmer sa demande après un délai de réflexion d’au moins deux jours.
La personne peut attendre davantage mais, au-delà de trois mois, le médecin devra réévaluer le caractère "libre et éclairé" de la volonté. Le malade choisit ensuite avec le médecin ou l'infirmier la date et le lieu. Cela peut être à son domicile, chez un proche, à l'hôpital, dans certains établissements médico-sociaux ou dans une autre structure où exercent des professionnels de santé. Il peut être entouré des personnes de son choix.
La personne peut renoncer à tout moment à sa demande.
Elle peut renoncer ou demander un report. La procédure doit également être interrompue si les conditions ne sont plus remplies ou si des pressions sont découvertes. Des pressions exercées pour pousser quelqu'un à recourir à l'aide à mourir peuvent même conduire à une saisine du Parquet.
À la date qu’elle souhaite, la personne peut ensuite s'auto-administrer la substance létale ou, si elle n'est pas physiquement en mesure de le faire, demander qu'elle lui soit administrée par un médecin ou un infirmier. Dans tous les cas, ce médecin ou cet infirmier est présent, au moins pour surveiller l’administration de la substance létale.
Loi sur l'aide à mourir : LOI n° 2026-794 du 18 août 2026 relative au droit à l'aide à mourir
Loi sur les soins palliatifs : LOI n° 2026-404 du 26 mai 2026 visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs