Movember 2026 en Occitanie : les IDEL mobilisé.es pour la santé masculine !
Le mois de novembre est arrivé, et avec lui, le mouvement mondial Movember.Si la célèbre moustache est le symbole visuel de ce mois de sensibilisation, l’objectif va bien plus loin : briser les tabous autour de la santé des hommes, encourager le dépistage précoce des cancers masculins (prostate, testicules) et promouvoir la santé mentale ainsi que la prévention du suicide.
Chaque année en France, plus de 245 000 cancers sont diagnostiqués chez les hommes, dont 25 % concernent les cancers de la prostate (59 885 cas par an, avec un taux de survie à 5 ans de 93 %) et les cancers du testicule (2 700 cas par an, avec un taux de survie à 5 ans de 97 %).
En tant que professionnel de santé de proximité, l'IDEL, occupe une position privilégiée dans le système de santé. Présent(e) au quotidien au domicile des patients, en consultation, à l'occasion d'un bilan de prévention ou lors des soins de ville, il(elle) est bien souvent le premier maillon pour briser le tabou de la santé masculine.
Pendant le mois de Movember, le rôle de l'IDEL s'articule autour de 4 axes d'action concrets :
1. La sensibilisation et le repérage précoce des cancers masculins
Cancer de la prostate (1er cancer chez l’homme) :
Informer les hommes de 50 à 75 ans (ou dès 45 ans en cas d'antécédents familiaux) sur l'importance du suivi et du dosage du PSA / toucher rectal auprès de leur médecin traitant.
Repérer et écouter les plaintes urinaires fréquemment minimisées (pollakiurie nocturne, dysurie, besoin impérieux, hématurie)
Cancer des testicules (touchant les hommes jeunes de 15 à 35 ans) :
Sensibiliser les jeunes patients ou les fils de vos patients à l’auto-palpation testiculaire (geste simple à réaliser une fois par mois après la douche).
Expliquer la nécessité de consulter rapidement en cas de masse indolore ou de sensation de lourdeur.
2. La détection de la détresse psychologique & Prévention du suicide
Les hommes ont souvent plus de difficultés à verbaliser leur mal-être psychique. Lors de vos soins quotidiens (pansements, piluliers, injections), votre proximité vous permet de capter des signaux faibles :
Repérer les signes : Repli sur soi, troubles du sommeil, irritabilité inhabituelle, négligence de l'hygiène ou rupture du suivi médical.
Ouvrir le dialogue : Poser des questions simples et bienveillantes (« Comment allez-vous moralement ces temps-ci ? »).
Orienter : Relayer vers le médecin traitant, orienter vers le dispositif Mon Soutien Psy ou rappeler l'existence du numéro national de prévention du suicide (3114).
3. L'accompagnement des parcours de soins lourds
Pour les patients masculins en cours de traitement oncologique (chirurgie urologique, radiothérapie, hormonothérapie, chimiothérapie), l'IDEL assure un rôle clé :
Gestion des effets secondaires : Soins de stomies urinaires/digestives, gestion des sondes vésicales, suivi des effets de l'hormonothérapie (fatigue, prise de poids, ostéopénie).
Accompagnement de l'intimité : Aborder sans tabou les séquelles fréquentes (incontinence urinaire, troubles de l'érection) et réorienter vers les professionnels adaptés (urologues, kinésithérapeutes spécialisés en rééducation périnéale, sexologues).
Support psychosocial : Soutenir le patient et son entourage familial durant tout le parcours d'oncologie.
4. Un rôle de relais de prévention en Occitanie
Dans vos cabinets & malettes de soins : Mettez à disposition de la documentation pédagogique (dépliants d'auto-palpation, brochures Movember, guides de l'Institut du Cancer de Montpellier - ICM).
Collaboration interdisciplinaire : Travaillez main dans la main avec les Médecins Traitants, les CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé) et les équipes spécialisées (IUCT Oncopole à Toulouse, CHU de Montpellier, ICM) pour fluidifier la prise en charge locale.